Il y a des mots qui rassurent, surtout quand la réalité devient trop instable pour être nommée. “Souveraineté”, “rupture”, “reconquête”. Dans le Sahel de l’AES, ces termes occupent l’espace public avec une assurance presque militaire. Mais sur les routes, dans les villages, et au détour des axes stratégiques, une autre vérité s’impose, plus brute, moins communicable : les États peinent à reprendre la main.
Il est donc légitime de s’interroger. La souveraineté se proclame-t-elle ou ses construits elle ?


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